Communication non violente
"Dès que je suis tenté de porter un jugement sur quelqu'un, cela veut dire qu'un de mes besoins n'est pas satisfait. Autrement dit, si je sens de la colère
monter en moi et que je me mets à traiter les autres de tous les noms, je reçois un précieux avertissement qui va m'aider à identifier mes propres besoins.
Mon besoin est donc d'être traitée avec respect, en l'occurrence - cette fois je l'ai compris. Toutefois, je me demande si je ne saute pas une étape et que j'enfouis ma colère si je vais tout de
suite à mon besoin ?
Il ne faut pas enfouir sa colère. Au contraire, il s'agit de se l'approprier entièrement, et d'aller chercher où elle prend sa source. A la source de la colère se trouvent toujours des besoins
insatisfaits. Dès que je me relie à mes besoins, ma colère se tarit. Ma colère ne peut survivre que si je me coupe de ma vraie vie. Et lorsque cela m'arrive, mon premier réflexe sera blesser
l'autre pour le punir.
Je rends grâce à ces sentiments : colère, culpabilité, honte, dépression. Ils me secouent et m'indiquent que je ne suis pas en lien avec la vie, que je joue dans une pièce de théâtre tout à fait
ennuyeuse.
Ces sentiments sont des formes de violence, mais tournées contre soi. Quand je me sens coupable ou dépressif et que j'essaie un instant d'analyser ce qui se passe en moi, de décoder mes pensées,
je constate qu'une meute féroce tourne dans ma tête. Elle me hurle aux oreilles, jour et nuit, tout ce qui ne tourne pas rond avec moi. A l'opposé, lorsque je suis en colère, la meute s'attaque à
mon inetrlocuteur et tente de le mettre à bas."
Marshall B.Rosenberg 